Evangile - Extension du Domaine de la Lutte - Festin Nu
- Fuckwoman
Evangile du Serpent
Pierre Bordage, France, 2001.
Ed. France Loisir, 550 pages.
Note: en relecture
Extension du Domaine
de la Lutte. Michel Houellebecq, France, 1994.
J'ai
lu, 156pages.
Note:
Le
héros de ce roman a trente ans,
il travaille comme analyste-programmeur dans une société informatique.
C'est un homme angoissé, malheureux,
dépressif, écoeuré
par le coté inhumain de la société.
Sa vie sentimentale est catastrophique:
depuis sa rupture d'avec Véronique
qui remonte à deux ans, il n'a
connu aucune femme. Coté vie
professionelle, son travail commence
à déplaire à ses
supérieures. On lui confie tout
de même la tâche d'aider
à l'installation d' un progiciel
en province. Il fait équipe,
pour cette mission, avec l'un de ses collègues, Raphaël Tisserand,
un mec encore plus paumé que
lui. A 28 ans, il est toujours vierge
du fait de son physique ingrat et de
son absence de charme. Le héros
l'observera, le conseillera mais rapidmenet
il se rend compte que rien ne changera
et que la vie de l'être humain
se résume à une lutte quotidienne, toujours en quête d'un peu d'amour, de
plaisir, d'argent. Il finira par lui conseiller "se lancer dans la carrière du meurtre":
si il ne peut posséder aucune
fille, il pourra au moisn leur enlever
ce qu'elles ont de plus précieux:
la vie.
Dans
ce livre, Houellebecq se livre à
un véritable procés du libéralisme
tant économique que sexuel: "En système économique parfaitement libéral, certains accumulent des
fortunes considérables; d'autres croupissent dans le chômage et la misère. En
système sexuel parfaitement libéral, certains ont une vie érotique variée et
excitante; d'autres sont réduits à la masturbation et la solitude. Le
libéralisme économique, c'est l'extension du domaine de la lutte, son extension
à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. De même, le
libéralisme sexuel, c'est l'extension du domaine de la lutte, son extension à
tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société
(...). Certains gagnent sur les deux tableaux; d'autres
perdent sur les deux." L'homme doit sans cesse se livrer à
des combats pour maintenir sa position
dans la société, pas uniquement
du côté de l'argent mais
aussi du coté du sexe car lui
aussi est un élément pris
en compte pour désigner votre
position sociale.("dans nos
sociétés, , le sexe représente
bel et bien uns econd systéme
de différenciation, tout à
fait indépendant de l'argent;
ert il se comporte comme un systéme
de différenciation au moins aussi
impitoyable") Houellebecq prend
l'exemple simple du lit: quand on en
achéte un si c'est un lit une
place, le vendeur vous regarde avec
mépris alors que si vous en prenez
un de 160 cm, tout de suite, celà
présupose qu'ona ou qu'on
envisage d'avoir prochainement une vie
sexuelle. On ne
ressort pas indemne d'un livre de Houellebecq:
la vie y parait si pathétique
avec ces hommes qui cherchent déséspéremment
un peu d'amour dans une société
encore très attachée aux
apparences. Tisserand avouera avoir
réfléchi à se payer
le services d'une prostituée
mais le comble sera atteint quand il dira qu'il
a calculé qu'avec sa paie, il
ne pourrait s'offrir ce plaisir qu'une
fois par semaine. La vie est si morose,
si routinière: il ne s'y passe
rien, c'est très "métro
, boulot, dodo". Le héros
dira même: "il paraît
invraisemblable qu'une vie humaine se
réduise à si peu de chose;
on s'imagine malgré soi que quelque
chose va, tôt ou tard, advenir.
Profonde erreur." Tout
semble si individuel, chacun semble
vivre que pour soit et s emoquer des
autres. Bien sur, les gens sont tristes
quand ils apprennent la mort d'une de
leurs connaissances mai sc'est uniquement
sur le coup et passé la surprise,
le sgens retournent à leur vie
en oubliant complétement cet
événement. Le fait qu'à
aucun moment, on ne connaisse le prénom
du héros renforce ce sentiment
qu'on est bien peu de chose sur terre
puisqu'on lui refuse le droit d'avoir
un prénom qui le distingue des
autres. Bref, le livre
nous balance en pleine face que nous
ne sommes rien. Pour le héros,
l'amour n'est plus compatible
avec l'évolution des moeurs de
notre époque. "Véronique
avait connu trop de discothéques
et d'amants; un tel mode de vie appauvrit
l'être humain, lui infligeant
des dommages parfois graves et toujours
irréversibles". c'est une
vision très pessimiste de notre
société. Comment peut
on parler d'amour, l'amour innocent,
celui qui fait que l'on résume
l'autre sexe à l'être aimé
quand ona connu des dizaines de
partenaires avant lui? Ce
livre n'est pas exempt de tout reproche.
D'abord, certains événements
font un peu tirer par les cheveux: Tisserand
se tuera en voiture juste après
que le héros lui ai proposé
de tuer un jeune couple, empêchant
donc celui ci à le "dénoncer".
Ensuite, si les protagonistes n'ont
pas succés avec le sfemmes, c'est
aussi de leurs fautes. Or dans sa réfléxion,
le héros fait complément
l'impasse dessus. Si Tisserand cumule
les rateaux c'est aussi parceque d'une
part, il choissit des "proies"
hors de sa portée (mineures..)
et d'autre part, parcequ'il ne sait
pas draguer. Enfin,
dernier reproche que je fais à
ce livre, le héros qui passe
son temsp à observer, à
part dire qu'avant c'était mieux,
ne propose rien qui puisse remplacer
le systéme actuel. Il dit que
dans un systéme où l'adultère
est prohibé (systéme qui
s'oppose au libéralisme actuel)
chacun finirait par trouver un compagnon.
C'est assez idéaliste car de
tout temps, il ya eu des gens
qui n'ont pas eu de succés. Mai
sc'est que des détails, la plume
de Houellebecq fait mouche mais encore
une fois c'est un livre à ne
pas lire en pleine dépression
sous peine de sauter par la fenétre
à la fin.
Le Festin Nu. William Burrough, USA, 1959
Ed. Gallimard, 254 pages.
Note: -
Le livre étant
incompréhensible, voici la reproduction de la
quatrième de couverture: "Ce livre, longtemps
interdit, est devenu légendaire. Le Festin nu
est une descnte aux enfers de la drogue; morphine, héroine,
cocaïne, opium... Sujétion, délivrance
et rechute, tel est le cycle qui constitue l'un des
problémes du monde moderne. Suite d'épisodes
enchevêtrés et disparates où se
mélent hallucinations et métamorphoses,
clowneries srréalistes et scénes d'horreur
à l'état pur, cauchemars et délires
poético- scientifiques, érotismes et perversions,
Le Festin nu est d'une veine à la fois térrifiante,
macabre, et d'un comique presque insoutenable."
Navrant, ce livre est navrant. Il est impossible pour
une personne saine d'esprit de comprendre quoique ce
soit dans cette succesion incompréhensible de
mots. On a donc une succesion d'histoires sans queue
ni tête, histoires écrites par Burrough
alors qu'il était sous l'emprise de substances
illicites, qui ne veulent rien dire, qui ne méne
à rien , qui n'ont aucun lien entre elles. On
peut dès lors s'interroger sur les raisons qui
font que ce livre est culte. Le seul intérét
de ce livre est qu'il constitue le parfait manuel de
l'apprenti drogué: on peut ainsi y apprendre
la bonne manière de se piquer, quelles sont les
meilleures drogues.....Pathétique.
Fuckwoman. Waewick Collins, 2001
Ed. 10/18, 317 pages, 48 frcs.
Note:
Cynthia Lelague est journaliste à l'Angel times,
tout du moins la journée car la nuit elle devient
Fuckwoman, justicière féminine et féministe
qui a décidé de rendre, elle même,
la justice contre ceux qui se sont rendus coupable de
viol. Mais celà ne plait pas à tout le
monde et notamment à la police dont l'inefficacité
se trouve par là même établie. Le
docteur Holocenter, psychiatre de la police décide
alors de tout faire pour capturer Fuckwoman quitte à
utiliser les coups les plus bas. Mais c'est sans compter
sur l'extraordinaire popularité de la justicière
auprès de l'opinion public.
Difficile d'accrocher sur un tel bouquin. C'est pas
mal écrit, non mais c'est pas génial non
plus. L'histoire fait très "déjà
vu", les personnages ne sont pas assez développés:
on ne sait pas exactement pourquoi Cynthia Lelague a
décidé de devenir Fuckwoman si ce n'est
qu'elle descend d'une ligne de féministes.L'invraisemblance
est omniprésente: Fuckwoman arrive à se
débarasser d'une 10 de mecs costaux sans le moindre
mal, le docteur holocenter découvre rapidement
qui est Fuckwoman.... Et la fin fait
trop "happy end". Bref, on tire rien de bien
extraordianire de la lecture de ce livre.