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Humeurs. Les
Dangers de l'assimilation. L'homosexualité comme moteur des
avancées en danger
l pourrait paraître anachronique de dire que
jamais
l'homosexualité n'a été aussi en danger. Certes, sur mon site, je me fais l'écho des nombreuses
discriminations et agressions dont sont encore trop souvent victimes les pédés,
mais il faut bien reconnaitre que jamais auparavant dans l'histoire,
l'homosexualité n'a été aussi bien acceptée (hormis certaines périodes plutot
"tolérantes" sur le sujet comme la Rome Antique). Pour autant, cette
"assimilation" des homosexuels dans ce monde hétérosexuel est certainement la
pire chose qui pouvait arriver aux gays.
Ce qui faisait
la particularité de l'homosexuel, c'était qu'il était rejeté par la société bien
pensante hétérosexuelle. Par là même, il se sentait libre de briser tous les
tabous quelqu'ils soient. Il n'était tenu par aucune limite, autres que celles qu'il
s'était lui- même fixé.
Et c'est ça qui faisait la beauté de
l'homosexualité et c'est ça qui a permis aux homosexuels d'être toujours en
avance sur leur temps et d'être de tous les combats important pour
l'épanouissement de l'être humain (liberté sexuelle,...). En bref; l'homosexuel
était une locomotive pour l'avancée de la société.
En acceptant de rentrer dans le rang, en reconnaissant les
régles fixées par l'hétérosexuel pour être intégré dans la société, l'homosexuel
a renié sa propre nature et détruit tout son intérét. Il n'apportera pas plus à
la civilisation que l'hétérosexuel, c'est à dire RIEN, en tout cas, rien de
particulier. Il n'est donc pas exclu
qu'on assiste à un ralentissement de l'évolution des moeurs voire un retour en
arrière, un retour de l'ordre moral qui cette fois-ci ne pourra plus s'appuyer
sur la légitimité de l'église catholique, ce qui livrera la société à
l'arbitraire de quelques faux "bien pensants".
En renonçant
à son caractère underground, l'homosexuel lambda a laissé de côté toute une
frange de la population décidée à ne pas "rentrer dans le rang". En perdant le
soutien de ces homosexuels, ce groupuscule de personnes non conventionnelles se
trouve livré en pature à une intelligentia bien pensante qui se fera un plaisir
de réduire au silence ceux qui auraient pu faire avancer les mentalités.
Selon Bruce labruce, " La grande tragédie du
mouvement gay des vingt dernières années, c'est que l'on s'est orienté vers
l'assimilation ce qui entraîne le désaveu de ses éléments les plus extrêmes et
les plus stimulants. Pour faire en sorte que l'homosexualité soit acceptée et
reconnue par les intellectuels au sens large du terme, le mouvement gay a pris
ses distances par rapport à des groupes qui refusent de mettre un bémol à leur
attitude non conventionnelle. L'homosexualité n'a été, au fil des âges, que
l'expression de la différence. Une occasion pour certains de sortir des limites
imposées par les codes culturels et les contraintes qui donnent une vision du
monde à sens unique." (360 le magazine, n° 18, click here)
Petit à petit, le gay
tente de se démarquer de l'image "pédé = sexe". Je ne condamne pas cette idée
fort séduisante même si souvent hypocrite, simplement le danger qu'elle
représente ne semble pas avoir été pris en compte par ces pédés "sentimenteurs".
La sexualité est ce qui carctèrise l'homosexualité par rapport aux
hétérosexuels. En voulant à tout prix dissocier sexe et homosexualité, on risque
tout bonnement de rendre la vie sexuelle des gays aussi passionnante que celles
des hétéros. D'autre part, c'est admettre qu'il y a un élément fautif dans
l'acte sexuel entre deux hommes, et dans l'acte sexuel tout court. Or c'est
justement contre ça que les homosexuels se sont toujours battus. En rentrant
dans le rang, l'homosexuel fait donc un beau cadeau à l'ordre moral.
Alors, le pédé se sent obligé de tourner le dos à ce qu'il
était hier pour être accepté par cette bourgeoisie hétéro qui ne lui apportera
rien de bon: ceux qui fréquentent les backrooms sont des sales pervers, faut pas
baiser sans capotes, les partouzes c'est pas bien.... Il arrive à convaincre
tout le monde sur ces points ....sauf lui. Car ce pédé sentimenteur connait,
lui, la place que le sexe a dans sa vie, une place bien plus grande qu'il ne
veut le reconnaitre mais si il le disait, les hétéros le prendraient pour une
salope.
Gare à ses amis SM, amateurs du sexe à plusieurs à qui il va tourner le
dos, préférant ralier les hétéros avec qui il lancera les pierres sur ceux qui
veulent rester aux marges de la société.
Toujours désireux de se défaire de son image de salope, le
pédé moderne crachera sur les folles, ces gays qui laissent leur côté féminim
trop l'emporter sur leur part masculine, s'en prendra aux Drag Queens qui jadis
l'amusaient tant. Pire, il tentera au maximum de convaincre les autres qu'il
n'est pas si éloigné des hétéros.
Comme le note Guillaume Dustan, "certains se disent
pédés, mais strictement actifs, comme si le fait de ne pas se faire enculer les
rendait un peu moins pédés que les autres. L'actif est mis en valeur, alors que
le passif est généralement considéré comme une salope." (Entretien publié dans
le Têtu n°18 - octobre 1997).
Tout foue le camp: longtemps ennemi de la bourgeoisie bien
pensante, les gays en font aujourd'hui partie; la gayklatura se comporte comme
les collabos de 39-45 en dénonçant les gays qui refusent de se soumettre. Et
tout ça en espérant que les hétéros ne les acceptent. 
Mise à jour 2006:
Je ne pense plus exactement la même chose ou
plus précisemment, je critique les pédés qui minimisent la place
du sexe dans les paroles alors que dans les faits, ils font tout
le contraire. Par contre, je conçois tout à fait qu'on ne veuille
pas donner au sexe une place centrale dans sa vie.
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