|
|
|
|||||||||
|
||||||||||
|
|
||||||||||
|
|
|
|||||||||
[ Retour à la page 2 ] |
[ Retour à l'index ] |
Frigécréme
Des bouboules
à lécher
ui
n'a pas maudit l'inventeur de la glace après avoir bataillé de longues
minutes avec sa cuillière Boule à glace pour obtenir un truc qui
ressemblait plus à une œuvre de César qu'à une vraie et belle boule
de glace ?
Heureusement, le fabricant français, Frigécréme, eut la lumineuse idée de vendre des boules déjà toutes faites. Elles étaient enfermés dans une petite capsule façon Pokémon avec une partie blanche et une partie transparente qui permettait de bien voir la jolie couleur de la glace. Il suffisait de séparer les deux parties grace aux languettes, pour démouler sa bouboule et la déguster. Il fallait souvent appuyer un peu sur la coque pour réussir à décoller la boule de la paroi.
Mais le kiff ultime, c' était de sucer la boule via la petite encoche située au dessus de la coque transparente. Deux gros bémoles tout de même: d'une part, il fallait attendre que la glace ait un minimum fondue, et d'autre part, on pouvait se retrouver la langue coincée dans l'encoche et ça faisait mal. Sniff.
Ces
petites boules étaient vendues dans des boites de 24. Différents
goûts étaient commercialisés, toujours en binome. On trouvait ainsi
les arômes Cassis/Passion, Fraise/Citron et Chocolat/Pistache.
On va encore dire que je ne pense qu'à ça, il n'empêche la publicité concernant ce produit était plus que tendancieuse: "les petites boules, j'en suis maboule" , et surtout le slogan "le plaisir des Boules"
La marque Frigécréme existe toujours
mais elle appartient aujourd'hui à la société belge, Ysco,
mais ils ne fabriquent plus de telles boules.
![]()
Riboulade
L'appétit
des grands espaces
orti
des traditionnels Cassoulet et choucroute, on ne trouvait pas grand
chose d'autre sur les étales des superettes des années 80. Et quand
on a une maman qui ne sait absolument pas cuisiné, nos assiettes
finissaient par être terriblement monotones. Heureusement, William
Saurin lançea la RIBOULADE.
Ce délicieux plat était composé de riz, de boulette
de viande, de saucisson... et d'olives vertes qui donnait toute
son originalité à la Riboulade. Le tout était accompagné d'un sauce
divinement aromatisée (paprika et curcuma inside).
A des fins
commerciales, William Saurin présentait la Riboulade comme un plat
traditionnel des Cow Boy américain. Bref, c'était de la bouffe pour
les hommes, les vrais.
Le produit n'existait que dans sa version xxl avec une conserve de 400g. Bref, fallait vraiment aimer ça parcequ'on s'en tapait plus qu'un seul repas, ce qui est dommage vu qu'à la longue, ça devait un peu écoeurant.

Comme
le fait remarquer jculos dans
son avis paru sur Ciao.fr,
quand on ouvrait la boite, on avait la surprise de découvrir un
gros bloc de riz, et on se demandait rapidement si Monsieur William
Saurin n'avait pas oublié d'y ajouter la viande cuisinée.
En fait, la viande, les olives et la sauce se situaient juste
en dessous. La première chose à faire était alors de bien égrainer
le riz pour s'assurer d'un bon mélange avec la sauce.
Malheureusement, les Français ont préféré rester au bon vieux Cassoulet et la Riboulade a rejoint la longue liste des produits qui ont disparu. Je vous demande donc de faire une minute de silence en mémoire de ce plat. Nous ne t'oublierons pas, chère Riboulade.
Pour voir une pub d'époque, cliquez ici.
![]()
Spring Gum
Le CHewing-gum qui chlingue..heu qui chwing
onsciente que son produit phare avait une image plus adulte que son concurrent direct, Malabar, le fabricant Hollywood lançea, à la fin des années 70, un nouveau chewing gum : les spring gums (la gomme du printemps???) pour s'adresser à une clientéle plus enfantine.
Spring gum se présentait en sachets de 5 chewing gum emballés individuellement. Ce qui les rendait si particulier, c'est que ces chewing gum avaient une forme très cubique. Heureusement, ils étaient beaucoup plus mous que les Malabars, ce qui ne posait pas problème pour les macher. Au contraire, ça changeait.
A l'origine, seuls deux goûts existaient : Fraise et Chlorophile. Il faudra attendre la fin des années 80 pour voir apparaître de nouveaux parfums assez "spéciaux" : fraise/menthe et citron/menthe.
Hollywood croyait fort en ce produit. Face à la popularité de Monsieur Malabar, la société fît appel, en 1984, à Gotlib, le célébre dessinateur de Fluide Glaciale, qui créa pour l'occasion trois personnages : un mort-vivant, un robot et une espèce de monstre glouton. Se faisant, il prenait le contre pied du playboy aux cheveux blonds de son concurrent (peut être un peu trop d'ailleurs..).
Elle produisit différentes publicités télé où ses trois personnages voyaient leur tête exploser à la vue de Spring Gum. ("tiens fiston je t'ai acheté des Spring gum", "non papa, pourquoi, je ferai tout ce que tu voudras, pitié, je veux pas que ma tête explose"). Elle distribua des échantillons gratuits dans les boulangeries, inonda la presse à destination des jeunes de réclames et alla même jusqu'à produire une BD utilisant Gaston Lagaffe pour promouvoir son chewing gum.
Spring Gum cherchait ouvertement à marcher sur les platebandes de Malabar, et Hollywood misait tout sur les propriétés du Spring Gum pour faire de grosses bulles. Et de ce côté là,on n'était pas déçu. Spring gum assurait sur ce point. Niveau goût par contre, c'était très chimique (bref, très années 80) et quand on mettait le chewing gum la première fois dans sa bouche, on avait une drôle de sensation farineuse.

Malheureusement, Hollywood déposa les armes face à Malabar en 1990. A quoi attribuer cet échec? Peut être au ton trop décalé des publicités, notamment une des dernières où on voyait un homme gros mangeur de Spring gum perdre peu à peu ses membres pour finir par n'avoir plus que la tête.